Structures syntagmatiques dans le langage religieux

George Bogdan TÂRA

 

Dans la première partie du présent article nous nous proposons d'introduire et de définir le concept de structure syntagmatique en opposition avec celui de locution. Moins utilisé dans les études de stricte spécialité, le terme que nous avons choisi représente mieux une catégorie importante de constructions stables, mais non pas entièrement figées, assez fréquentes dans les langues modernes, mais aussi en latin. Dans la seconde partie, nous essayons d'illustrer les raisons de la constitution des structures syntagmatiques dans le discours religieux en latin chrétien.

 

1. Terminologie.

L'option pour le terme de structure syntagmatique est justifiée par notre désir d'opérer avec une notion qui est assez large, mais qui s'explicite par elle-même. D'abord, nous envisageons le syntagme par son sens étymologique : en grec, sÚntagma, atoj (tÕ) « chose rangée avec une autre », est un dérivé post-verbal de sun-t£ssw « ranger ensemble, disposer en un tout »146. Ensuite, le rangement dont nous avons parlé se plie sur une structure ou, plus précisément, sur des structures qui tendent à devenir figées grâce à l'usage commun. Face au possible reproche de ne pas avoir employé le terme aussi large de locution, existant déjà chez Saint Augustin dans le titre de l'un de ses nombreux écrits : Locutiones in Heptateuchum, nous préciserons que, pour l'écrivain ecclésiastique, locutio, onis signifiait tout simplement « façon de parler, moyen d'expression ». D'ailleurs, dans les derniers quarante ans, Pierre Guiraud commence son livre sur les locutions de la langue française par la précision que la locution est « une façon de parler »147.

Du point de vue formel, les structures syntagmatiques ne peuvent et ne doivent pas être confondues avec les éléments placés en haut et en bas de la hiérarchie. Par conséquent, toute confusion avec l'unité minimale, le morphème (monème), est exclue tant qu'il nous faut enregistrer une combinaison de morphèmes pour signaler une structure syntagmatique. Pourtant, une combinaison de morphèmes n'est pas toujours suffisante pour pouvoir parler d'une vraie structure syntagmatique. Le mot, en tant qu'unité lexicale minimale148, représente un constituant nécessaire, mais insuffisant pour avoir une structure syntagmatique. Même si les dérivés et surtout les composés ont des structures propres, ils s'éloignent, au niveau formel, des structures syntagmatiques par le degré différent de la soudure des éléments qui rentrent dans leur composition. Suite à un processus de lexicalisation poussé à l'extrême, les composés, tout comme les dérivés, sont réductibles à des mots uniques, tandis que la structure syntagmatique suppose toujours deux ou plusieurs mots séparés, qui se trouvent dans une relation privilégiée, mais qui gardent leur autonomie formelle. Une telle affirmation doit être nuancée au moment du passage de la langue écrite à la langue parlée (par exemple, la différence entre roum. bunavointa « bienveillance » et roum. rea-vointa « mauvaise volonté » est quasiment inexistante, tout comme entre fr. bonhomme et fr. bon enfant « qui a une gentillesse simple et naïve »149).

La proposition et la phrase comprennent habituellement des constructions syntaxiques complexes, supérieures aux structures syntagmatiques. Elles ont une existence indépendante et elles constituent des énoncés complets. Par rapport à celles-ci, les structures syntagmatiques représentent des constituants de phrase et ne peuvent exister que dans la mesure où elles rentrent dans la composition de la phrase. Mais, il ne faut pas exclure les situations où il y a coïncidence parfaite entre les structures syntagmatiques et les phrases.

En guise de conclusion, nous pouvons affirmer que, du point de vue formel, les structures syntagmatiques sont des créations à plusieurs mots graphiques, qui représentent des unités intermédiaires sur une échelle qui enregistre la complexité des relations entre les éléments d'une langue. Il est important de remarquer que chaque unité supérieure est formée par des unités inférieures, dont le degré de soudure est variable. En outre, à l'intérieur de la catégorie de structure syntagmatique il y a différents types de structures crées selon les exigences de la parole orale ou écrite.

Du point de vue sémantique, l'analyse des structures syntagmatiques devrait insister d'abord sur le fait que le sens général et final de la construction n'est pas le résultat de l'addition des sens des éléments composants (par exemple, le locuteur d'une langue étrangère ne pourrait pas déduire le sens des expressions imagées : roum. a trage la aghioase « dormir » ou fr. tenir le loup par les oreilles « être en danger »). On parle, par conséquent, d'une irrégularité sémantique, d'un écart de la logique selon laquelle le sens d'un énoncé se construit à partir des sens des éléments qui participent à l'acte d'énonciation. Etant donnée la multitude des types de structures syntagmatiques repérables dans la communication, nous devons nuancer et compléter cette première affirmation. Dans une perspective sémantique, H. Thun identifie trois types de « GMF » (« groupements de mots figés ») :

  1. type homogène I - tous les composants sont sémantiquement absents... ;
  2. type homogène II - tous les composants sont sémantiquement présents... ;
  3. type hétérogène III - des composants sémantiquement présents sont associés à des composants sémantiquement absents...150

Nous souscrivons à cette typologie qui, parfaitement valable en synchronie, ne prend pas en considération l'aspect diachronique selon lequel, après création, une structure syntagmatique se précise au fur et à mesure, son sens pouvant évoluer d'une catégorie dans l'autre. En outre, cette répartition en trois classes convient surtout aux exemples extraits des langues modernes, mais, si on se rapporte à la langue latine, on observe que « le type homogène I » est quasiment inexistant. En latin, c'est justement le sens fort des mots qui détermine leur groupement en structures syntagmatiques : domi militiaeque « en paix comme en guerre », uis ac potestas « la force et la puissance », inter sacrum et saxum (stare) « être entre la victime et la pierre tranchante (= être entre l'enclume et le marteau) », etc. Dans les langues anciennes, à la différence des langues modernes, la discussion sur l'arbitraire du signe et l'imprévisibilité du sens est moins motivée. En général, le sens des mots donne le sens du syntagme qui renvoie à un référent unique, facilement à anticiper : orbis terrarum littéral « disque de la terre », ensuite « le monde, l'univers », patres conscripti littéral « les pères conscrits » c'est-à-dire « les sénateurs », etc.

Le langage religieux contient une grande variété de structures syntagmatiques de ce genre, qui peuvent imprimer à la communication un aspect codé. Leur emploi fréquent a pour but de réaliser des renvois précis au texte biblique et aux images prises à la Bible, mais aussi l'obtention d'un effet de style par l'intermédiaire des groupes stables de mots, à la manière du texte saint (fidelis promissor, in ressurectione iustorum, in tua misericordia, requiemus in te, ab aestu saeculi).

Les exemples que nous venons de donner plus haut se situent près de la limite entre les constructions libres et les constructions figées. Gaston Gross précise que la tradition établit une délimitation claire, mais réductrice entre ces deux types : « les premières sont du domaine des régularités, de ce qui est formulable à partir de règles, c'est-à-dire de la syntaxe, tandis que les secondes appartiennent au lexique, au préconstruit, à ce qui ne fait pas l'objet d'un choix »151. Les structures syntagmatiques sont pourtant loin d'appartenir au lexique parce qu'elles présentent des caractéristiques communes aux groupes libres et aux groupes dont le procès d'ossification est achevé. Le plus souvent, elles représentent des constructions syntaxiques régulées, correctes, en concordance avec l'esprit de la langue latine même à l'époque chrétienne, ce qui constitue un argument supplémentaire contre l'idée de décadence du latin tardif. La constitution des structures syntagmatiques autour d'un archaïsme est rare en latin par rapport aux langues modernes (v. roum. a da ortul popii « mourir » ou fr. au fur et à mesure). On trouve cependant des constructions comme pater familias « le père de famille » qui conserve une forme ancienne de génitif. Le professeur Dan Slusanschi signale l'existence d'un type particulier de constructions à travers lesquelles le latin perpétue d'une manière significative l'ancien usage indo-européen de l'accusatif seul, sans préposition, pour représenter le mouvement, le déplacement152. Certaines ont évolué au stade d'expressions stéréotypes : obuiam ire « aller à l'encontre de, s'opposer à » et infitias ire « nier, contester », suppetias (ad)uenire « arriver au secours de », ire malam crucem « aller au diable » (chez les écrivains comiques cette formule comprend souvent la préposition in), uenum dare « vendre » et uenum ire « aller à la vente, être vendu », nuptum dare « donner en mariage »153, etc. En latin tardif, l'apparition de certains néologismes chrétiens dans un même entourage pourrait constituer l'indice d'une structure en voie de figement.

En conclusion, nous considérons que la définition des structures syntagmatiques devrait souligner le fait qu'elles représentent des combinaisons stables de mots, organisées du point de vue syntactique, dont les composantes se sont désémantisées intégralement ou partiellement de sorte que la construction dans son entier reçoive une signification différente et tende vers le statut de lexème indépendant.

 

2. Structures syntagmatiques dans le langage religieux.

 

Le rôle des structures syntagmatiques dans les textes chrétiens est lié étroitement à la spécificité de l'expression dans les écrits qui ont rapport à la religion. Bien que la théorie d'une langue spéciale des chrétiens ait été infirmée par la majorité des chercheurs, on ne peut pas nier certains traits particuliers qui donnent l'unité et la spécificité du discours chrétien, indépendamment de son auteur.

Il faudrait souligner d'abord le caractère révélé de la foi chrétienne, transmise par les Saintes Ecritures. Par conséquent, le fait de reconnaître l'autorité du texte biblique, même s'il a circulé dans les premiers quatre siècles de l'ère chrétienne sous la forme de variantes incomplètes, est une condition fondamentale pour tous les écrivains ecclésiastiques latins. On observe déjà chez les auteurs anonymes, dans les traductions conservées jusqu'aujourd'hui et réunies sous le titre de Vetus Latina, le souci constant de la transposition littérale du texte grec en latin. Ce véritable principe qu'ils ont adopté dans leur travail produit en latin des constructions impropres, en réel désaccord avec les normes de la grammaire classique. Parmi les auteurs chrétiens qui ont remarqué cette situation se trouve Saint Augustin qui, dans son livre Locutiones in Heptateuchum libri septem, que nous venons de citer plus haut, se propose de signaler les « locutiones scripturarum quae uidentur secundum proprietates quae idiomata graece uocantur, linguae hebraicae uel graecae »154. Selon l'auteur, locutio est synonyme du terme grec de rhétorique "d...wma atoj « particularité de style »155. Dans le contexte mentionné plus haut, le sens du mot grec porte aussi sur les particularités d'expression d'une langue par rapport aux autres langues. Si l'affirmation de Fr. Hausmann : « ... dans une langue étrangère presque tout est différent, presque tout est idiomatique... »156 était vraie, il serait facile à comprendre la difficulté de l'entreprise des premiers traducteurs. Dans ces conditions, la rédaction d'un ouvrage technique tel que Locutiones... par Saint Augustin repose sur une motivation bien fondée. Les connaissances acquises par l'ancien rhéteur ne lui ont pas servi pour trouver chaque fois les variantes acceptables pour la traduction de certains tours du grec ou de l'hébreux. Confronté à un passage du livre de la Genèse XI, 3 : Et facti sunt illis lateres pro lapide, l'auteur explique qu'en « grec on dit : Et facti sunt illis lateres in lapidem ; rendue en latin, cette locution est moins facile à comprendre ». Au sujet d'une locutio comme sciendo scies (Genèse XV, 13) l'auteur affirme qu'elle « est extrêmement fréquente dans les Saintes Ecritures », mais elle correspondrait à sciens scies en grec « ce qui est presque la même chose ». Par contre, dans une structure figée comme usque ad caelum (Genèse XI, 4), Augustin voit une hyperbole157 et il se demande si les termes qui participent à cette construction doivent être pris dans leur sens propre158.

Suite aux exemples présentés plus haut nous pouvons déduire que la relation entre les auteurs ecclésiastiques et le texte biblique est assez délicate dans la mesure où parfois ils cherchent à reproduire le texte sacré, parfois ils sont obligé, par manque d'alternative, d'emprunter tale quale des expressions nouvelles trop peu adaptées à la langue latine. Cependant, grâce à l'autorité de la Bible, elles finiront par s'imposer dans les écrits des chrétiens. Progressivement, ces constructions deviendront des lieux communs, facilement à repérer dans l'ensemble d'une expression souvent considérée trop personnelle. Face à l'impétuosité et à la véhémence de Tertullien, Saint Cyprien, Saint Ambroise et, surtout, Saint Augustin opposent un style élaboré, dont la préciosité est évidente. Ils en sont conscients, mais ils s'efforcent d'obtenir dans certains écrits une expression directe pour des raisons pragmatiques : faciliter la compréhension de leur message par les locuteurs (auditeurs) et transmettre le plus fidèlement possible la vérité des Saintes Ecritures. Dans ces conditions, les structures syntagmatiques jouent le rôle de constructions familières qui marquent les textes chrétiens comme des points de repère. Pour les auteurs des écrits religieux, ces structures représentent des interruptions momentanées dans l'acte de la création, à cause de leur construction figée. Aussi, pour les lecteurs (auditeurs) elles sont des moyens sûrs d'orientation et d'intelligence du texte religieux. Cette affirmation est juste tant qu'on accepte que les caractéristiques principales des structures syntagmatiques sont leur identification facile dans l'ensemble du texte et leur réitération, ce qui leur confère finalement l'ancienneté et le prestige. En vertu de ces deux qualités, elles jouissent d'une circulation plus ou moins large. Les auteurs qui succèdent chronologiquement cherchent souvent à rendre hommage à leurs prédécesseurs et même à enrichir leurs propres moyens d'expression par l'assimilation des expressions rencontrées déjà ailleurs ou consacrées par l'usage. Parfois, les références au texte biblique suivent le même procédé. Par exemple, dans ses Confessions, Saint Augustin omet d'introduire clairement une citation qu'il préfère emprunter et puis s'approprier du psalmiste (Ps. 18, 15), lorsqu'il emploi l'apposition à structure figée adiutor meus et redemptor meus à côté du nom Dominus (Confessionum libri tredecim, lib. 8, cap. 6, linea 1), mais aussi avec Iesus Christus (Confessionum libri tredecim, lib. 9, cap. 1, linea 10). Cette manière indirecte de renvoyer au texte biblique constitue pourtant une particularité des Confessions par rapport aux autres écrits chrétiens de l'époque tardive.

En ce qui concerne leur transmission presque mécanique, les structures syntagmatiques contribuent à la naissance de certaines habitudes dans la communication. C'est la raison pour laquelle leur insertion dans le concept plus large de la phrase et du discours se fait, en général, conformément à des modèles préétablis. Dans son Traité de stylistique latine, J. Marouzeau explique ce processus de la manière suivante : « L'écrivain trouve chez les auteurs qui l'ont précédé des clichés traditionnels ; les reproduire et les multiplier lui assurent à bon compte une sorte d'élégance banale, mais s'en dégager et les renouveler lui conférera originalité et personnalité ; les écrivains neufs sont essentiellement des briseurs de groupes »159. Nous souscrivons partiellement à cette opinion qui prouve sa vérité surtout dans le cas des textes exclusivement littéraires où l'originalité et l'innovation constituent les attributs principaux de la création. Par contre, dans la littérature religieuse, sous les divers aspects qu'elle peut revêtir : de l'exégèse biblique aux hymnes chrétiens et des écrits polémiques aux traités théologiques, il a un souci constant de la part des auteurs dans le sens d'effacer leur empreinte personnelle. Déclarée à maintes reprises par les Saints Pères, cette préoccupation ne les empêche pas d'innover au niveau de la forme. L'écrivain ecclésiastique peut « briser », mais surtout créer de nouvelles structures syntagmatiques requises par son discours. Par surcroît, il lui arrive de créer des métaphores dont le but n'est pas d'obtenir un effet de style. Ce genre de figures est caractéristique pour un seul auteur ou apparaît chez différents écrivains qui, après création, acceptent de les assumer dans leurs propres textes. Elles forment des structures stables, en voie de figement, facilement reconnaissables quant à leur origine. Par exemple, seul Saint Augustin reprend trois fois dans ses écrits l'expression animam de corpore soluere (Confessionum libri tredecim, IX, 11, 28, 30 ; De moribus ecclesiae catholicae et Manichaeorum, lib. 2, col. 1368, linea 15 ; Sermones, sermo 225, ed. RB 79, pag. 201, linea 16), alors que le syntagme efflare extremum, attesté chez le même auteur (Confessionum libri tredecim, lib. 9, cap. 12, linea 4) est repris aussi par Paulinus Petricordiae (De uita Sancti Martini, lib. 3, uersus 216, pag. 71). Les deux emplois métaphoriques, dont le sens est de « mourir », tendent à se lexicaliser. Si le premier est une création de Saint Augustin160, le second est attesté déjà en latin classique, chez Cicéron (Tusculanae disputationes, lib. 2, cap. 9, par. 21, pag. 290, linea 25). Par son passage d'un auteur à l'autre à travers les siècles (et parfois chez le même auteur), ces constructions ne perdent rien de leur force évocatrice, mais elles commencent à s'ossifier au niveau de la forme et représentent des structures syntagmatiques plus ou moins figées. Elles représentent des « îles » de stabilité dans une mer souvent agitée. Elles contribuent donc à la clarté du texte et confèrent un sentiment de sûreté au lecteur. Le prestige dont jouit le modèle est un repère inébranlable.

En guise de conclusion, nous pouvons affirmer que les structures syntagmatiques qui ont constitué l'objet de notre article représentent des constructions à mi-chemin entre les syntagmes libres et les syntagmes complètement figés. Tandis que leurs structures restent stables, les éléments lexicaux employés peuvent varier. Le langage religieux latin, créateur et, en même temps, conservateur de constructions stéréotypées offre un terrain particulièrement riche à la recherche des causes et des effets de la transmission (parfois jusqu'à présent) des structures syntagmatiques.

Bibliographie :

 

 


146 Cf. A. Bailly, Dictionnaire grec-français, Edition revue par L. Séchan et P. Chantraine, 26e édition, Paris, Librairie Hachette, 1963, p. 1867.
147 Pierre Guiraud, Les locutions françaises, Paris, Presses Universitaires de France, 1961, p. 5.
148 Cf. Alain Rey, Le lexique. Images et modèles. Du dictionnaire à la lexicologie, Paris, Librairie Armand Colin, [1977], p. 188.
149 Paul Robert, Le Petit Robert, Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, rédaction dirigée par A. Rey et J. Rey-Debove, Paris, Dictionnaires Le Robert, 1991, p. 198.
150 H. Thun, " Quelques relations systématiques entre groupements de mots figés ", in Cahiers de lexicologie, XXVII- 1975, p. 58.
151 Gaston Gross, " Du bon usage de la notion de locution ", in Langages, La Locution entre langue et usages, Fontenay-Saint Cloud, ENS Editions, [1994], p. 201.
152 Dan Slusanschi, Sintaxa limbii latine, vol. I, Sintaxa propozitiei, ed. a II-a revazuta si adaugita, Editura Universitatii Bucuresti, 1994, p. 52.
153 Ibidem, p. 53.
154 Cetedoc Library of Christian Latin Texts (CLCLT-4), Universitas Catholica Lovaniensis Lovanii Novi, Brepols, 2000.
155 Cf. A. Bailly, op.cit., p. 958.
156 Franz Josef Hausmann, " Tout est idiomatique dans les langues ", in Langages, La Locution entre langue et usages, Fontenay-Saint Cloud, ENS Editions, [1994], p. 284.
157 L'hyperbole est un procédé stylistique reconnu par son efficacité dans la création de nouvelles structures figées. Être mort de peur, couper les cheveux en quatre, se tuer (à répéter quelque chose), etc. sont autant d'expressions hyperboliques, banalisées et employées par tous les locuteurs.
158 M. Raulx, Oeuvres complètes de Saint Augustin, tome IV, Locutions employées dans l'Heptateuque, Bar-le-Duc, L. Guérin & Ce Editeurs, 1866, p. 325.
159 J. Marouzeau, Traité de stylistique latine, 2e édition, Paris, Société d'Edition " Les Belles Lettres ", 1946, p. 286.
160 Pétrone emploie une construction parallèle, avec le même sens: " Homo bellus, tam bonus Chrysanthus animam ebulliit. " (Satiricon, cap. 42, par. 3, linea 3).